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UN ENSEIGNEMENT POUR UNE APPROCHE PLURIDISCIPLINAIRE DES MÉTIERS DE L’AMÉNAGEMENT

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L’AAPM, Association des professionnels architectes-paysagistes qui exercent au Maroc, a organisé, les 13 et 14 juillet derniers, la 5e édition du Symposium Africain du Paysage et de l’Environnement (le SAPE) à Rabat en tant que ville-hôte au Centre de conférences de la Fondation Mohammed VI de Promotion des Œuvres Sociales, de l’Éducation et de la Formation.

L’association a souhaité mettre en avant lors de cet événement international ce que nous considérons comme étant la priorité pour le développement africain, à savoir la formation des talents de demain aux métiers et aux savoir-faire en termes de préservation de l’environnement au niveau mondial et régional, notamment en Afrique. Durant ces deux jours, le sujetétait abordé et développé par des experts du paysage et de l’environnement provenant d’Afrique, d’Europe et d’Amérique sous le thème « Apprendre le Paysage – Paysages d’Apprentissage ». 

Les conférenciers ont eu l’occasion de débattre des composantes d’un programme d’enseignement universitaire en architecture du paysage adapté à l’époque et au continent africain, au regard des expériences de plusieurs pays. Le point d’ancrage de notre thématique qui me tient particulièrement à cœur se situait au niveau de notre patrimoine ancestral paysager et ses enseignements en matière de durabilité et d’environnement.

En tant que métier d’avenir, l’architecte-paysagiste touche aux domaines d’activité au cœur des enjeux d’adaptation de l’humain (et du vivant en général). Il ouvre la voie à des débouchés dont nous avons un besoin pressant sur le continent africain pour relever les défis de croissance économique tout en en préservant les équilibres environnementaux… Malgré ce besoin, nous nous confrontons à un constat sans appel : il n’existe pas à ce jour de programme complet, c’est-à-dire comprenant une  licence et un master à même de former de nouveaux diplômés en architecture du paysage selon les normes internationales au Maroc, et dans plusieurs autres pays africains. Face à cela,  la réponse s’organise bien sûr : un mouvement s’opère par plusieurs institutions d’enseignement pour constituer un véritable parcours de formation et d’apprentissage, avec des programmes académiques rigoureux mais qui devront être surtout largement reconnus par la communauté internationale a travers l’IFLA, seule garante du niveau de professionnalisme nécessaire pour reconnaître un professionnel architecte-paysagiste. Ces enjeux en termes d’enseignement vont bien au delà pour moi d’une simple considération déterministe d’un métier – bien que celui-ci soit bel et bien enregistré dans la classification et la nomenclature des métiers et professions de l’Organisation International du Travail de l’ONU.

Aujourd’hui, les projets sont de plus en plus complexes. Nous ne pouvons plus faire reposer l’acte de bâtir sur le travail d’une seule personne ou discipline, et ce quels que soit la taille ou l’envergure du projet. C’est d’autant plus le cas avec des projets que l’on veut durables et intégrés à leur environnement. De ce fait, les champs d’expertises sont en train de s’élargir ouvrant la place à de nouveaux débouchés qui représentent le salut des professions de la construction au Maroc et en Afrique.  L’architecte-paysagiste est intimement impliqué dans l’aménagement de l’espace, à tous les niveaux, à toutes les échelles et sur tous les types de territoires (urbain, rural, parcs, jardins, etc.). Il partage avec l’architecte en bâtiment, la méthodologie et les outils, sans être limité à l’un ou à l’autre.

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Durant ces deux jours,
le sujet était abordé et développé
par des experts du paysage
et de l’environnement
provenant d’Afrique, d’Europe
et d’Amérique sous le thème
« Apprendre le Paysage –
Paysages d’Apprentissage ».
»

«
Concernant le second sujet
de la thématique du SAPE,
les enseignements des apprentissages,
tout reste à faire ou plutôt à refaire !
En effet, notre patrimoine ancestral
de confection du paysage,que nous côtoyons
tous les jours a beaucoup à nous apprendre.
De la gestion ancestrale de l’eau,
des ressources végétales, de l’utilisation
des sols, en passant par les modes de vie
et les pratiques ancestrales : tout était déjà là !
»

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