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UN CHUR AU CAMEROUN A PROJET COMPLEXE, UNE APOLOGIE DE LA SIMPLICITÉ
CAMEROUN

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ARCHITECTES
AGENCE TRACES
L35 ARCHITECTES
CASA SOLO ARCHITECTES

L’hôpital figure parmi les programmes les plus complexes à traduire en architecture comme nous le verrons dans une prochaine édition. Nous souhaitons toutefois présenter ce projet, qui ne sera jamais construit suite aux déboires du groupe Alliances, car il est une illustration de la stratégie de Jamila El Hemam (rubrique Débat page 23 de ce numéro) d’association avec des équipes de niveau international. Mais ce n’est pas tout…

Jamila El Hemam et ses associés proposent également une réflexion particulièrement aiguisée sur la nécessité d’introduire dans de tels équipements une dimension humaine, sociale et écologique. Un défi qu’on ne peut relever qu’à la condition de ne jamais perdre de vue les exigences du programme et de s’appuyer sur des spécialistes du secteur comme les agences L35 et Casasolo de Barcelone.
Forte d’une expérience à Abidjan, l’architecte connaissait le climat tropical et le savoir-faire local en matière de construction. La demande était de créer un concept qui soit susceptible de se décliner sur différentes topographies – terrain plat, terrain en pente, de plain-pied ou en R+1 ou R+2 – . La conclusion des trois équipes pour mener à bien un tel projet, évolutif et déclinable, a été de privilégier la conception et la construction par rapport à la « technologie » en s’appuyant notamment sur une étude menée au Costa Rica sur la construction en zone tropicale. La prise en compte du climat et des (très) fortes pluies, la volonté de renforcer l’économie locale en favorisant la main d’œuvre et les savoir-faire du pays en matière de construction, l’utilisation de ressources renouvelables, la recherche de solutions viables (dans le temps) et économiques ont abouti à un projet adapté à son contexte et dont l’impact environnemental a été réduit.


«
Les architectes proposent
une réflexion particulièrement
aiguisée sur la nécessité
d’introduire dans de tels équipements
une dimension humaine,
sociale et écologique.
»


«
Le plan d’ensemble
est composé d’une série
de pavillons parallèles
les uns aux autres,
clairement identifiés et reliés
entre eux par des galeries
qui ceinturent chaque patio.
Des circulations couvertes
et fermées relient
de manière horizontale
les pavillons et dont les accès
assurent la circulation
du public ou la liaison
technique.
»


«
Ce choix morphologique – très courant
en Afrique dans les années 50 –
reprend ainsi une dimension
sociale locale qui permettaient
aux familles de venir en groupe,
voire de préparer les repas des malades.
Dans le projet, la présence
de cours plantées ou de jardins bordées
de galeries, offre ainsi des espaces
de respiration bénéficiant de l’éclairage
et la ventilation naturelle.
»