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LA CULTURE PEUT SAUVER L’HUMANITÉ SELON ANDRÉ AZOULAY

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Lors de soirée du Rotary Casablanca City au Hyatt Regency, le thème de : la culture au service de la promotion du Maroc a été entrepris de façon originale par l’orateur, dans un « pessimisme trempé dans l’espérance » qu’a évoqué le modérateur Hassan Alaoui. Après la description des maux de notre monde actuel, il a plaidé pour que l’art et à la culture puissent en être les sauveteurs.

Le parcours du conseiller de SM Mohamed VI est empreint d’humanisme et de la volonté de faire converger les cultures du monde. Mais le monde actuel est inquiétant, l’actualité quotidienne effarante, les crispations politiques rigides. Pour que revienne la raison, les stratégies nationales sont impuissantes car elles sont prises en otage par des décisions prises par  des pays dominants. Par exemple le système du Fonds monétaire réglé par le PNUD est fait avec des mots d’hier, la gouvernance d’hier et forcément mis en échec. Il ne peut y avoir de sortie de crise pérenne et durable, si les outils ne sont pas revus. La prise de conscience doit s’imposer à tous. En 1994, la création de l’OMC a été organisée dans un sommet au Maroc. C’était alors le pic de tous les processus de paix. C’est le seul moment de l’histoire où tous les chefs d’États occidentaux étaient dans la même salle dans un pays d’Afrique. « À ce moment le roi Hassan II m’avait confié : j’espère que la création de l’OMC à Marrakech fera qu’il y aura un peu plus d’équité dans le monde. Si l’Organisation Mondiale du Commerce ne marque pas une ouverture sur l’Afrique, l’Asie, l’Amérique du Sud, ce serait dommage et elle ne serait plus adaptée au monde d’aujourd’hui. » Mais l’OMC est gouvernée avec les mêmes injustices. La fracture persiste avec le déni de l’altérité, au lieu de s’inscrire dans la tolérance.
M. Azoulay a appelé à la mise à jour du logiciel « monde ». Il a plaidé pour que la culture ne convoque pas uniquement l’émotion mais la pensée. Cette capillarité est susceptible d’apporter un espace de connaissance qui est le début de quelque chose de neuf. Un combat pour la dignité des peuples. La culture est la seule à offrir cet espace de partage. Il faut inventer d’autres chemins. De retour après ses études en 1970, Essaouira était oubliée « une ville à vendre ». C’est alors que le livre de Katia Azoulay est paru et a eu un franc succès car il a montré les vieilles pierres et a plaidé pour leur protection. L’ADN Souiri, riche en légendes, en musique de cœur, peint par Delacroix, chanté dans les orchestres andalous, avec 17 confréries Gnaoua. Essaouira a été aussi l’école de la Kabbale judaïque et de la sagesse soufie. C’est ainsi que sont nés les festivals des Gnaouas, de musique classique (les Alizés), des Andalousies Atlantiques…

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