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FAIRE PARLER L’HISTOIRE PALMERAIE D’AKKA

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Akka est connue comme l’un des pôles politiques et religieux de la dynastie saâdienne à quelques kilomètres de la cité minière et caravanière de Tamdoult, qui organisait le commerce transsaharien des métaux précieux. Le minaret d’Agadir Amghar (Commune de la Kasbah de Sidi Abdellah Ben Mbarek, province de Tata) se dresse sur les parties les plus hautes de la localité entre deux cluses qui contrôlent des bras d’eau et des khetarras profondes. Salima Naji expose ici un lent et patient travail où l’archéologie a nourri le projet architectural et le retour à des techniques ancestrales…

D’emblée, le premier travail archéologique laisse apparaître que le site n’est pas almohade comme certains l’ont cru longtemps. D’après les fouilles, et le travail des archéologues (résultats encore provisoires), il semblerait que le grand Cheikh Sidi Abdellah Ben Mbarek (décédé en 1606), l’un des grands pôles spirituels de la région, aurait pu faire édifier ce minaret prestigieux (hypothèse). Il aurait fait édifier, en référence aux minarets de Marrakech, alors capitale de la dynastie saadienne, une très belle modénature toute de briques cuites en shebka rappelant les modèles almohades. Dans une région, où l’on édifie généralement en pisé et en adobes, le fait de se démarquer de la terre crue par des briques cuites qui nécessitent une coûteuse cuisson (ou un coûteux transport de la matière première) signifie un message de puissance

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