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DÉSIR D’ARCHITECTURE, SECRETS DU CLUB WIFAQ

gabarit_horizontal

 

ARCHITECTES
GROUPE 3 ARCHITECTES

Le Club Wifaq, créé en 1978 au quartier des Ambassadeurs à Rabat a voulu faire peau neuve. Groupe 3 Architectes, sélectionné à la suite d’un concours restreint en 2011, a développé un écrin sportif aux lignes épurées, inséré dans la végétation.

L’agence a choisi, en premier lieu, de préserver les qualités paysagères du site et de faire de la contrainte du gabarit imposé par l’environnement urbain une ligne de force du projet.
Le premier principe a été de densifier le projet pour préserver le cadre végétal existant, issu d’un verger d’agrumes d’antan. Du parking aux espaces de sport, c’est une « mise en végétation » perpétuelle. Les bâtiments privilégient les transparences. Ainsi, le jardin pénètre les espaces et, pour intensifier sa présence, il est intégré aux systèmes d’éclairage zénithal du bâti en sous-sol.
Le second principe a été de s’inscrire dans le respect d’une hauteur de huit mètres pour « ne pas faire violence au contexte » nous explique l’architecte Omar Tijani. Alors l’architecture n’apparaît plus que sous la forme de grandes horizontales : le Club House n’est qu’un grand toit, un abri, une structure métallique en porte-à-faux de façades ouvertes, participant ainsi à la continuité de vue et de vie du site. À partir de la zone de stationnement, le sol est un vaste plan horizontal traité comme un parvis permettant au Club de dialoguer avec le quartier et devenir ainsi « l’antichambre » de ce dernier, sans limite visible et en continu jusque dans les espaces intérieurs.
Quant au troisième principe, il a été de respecter l’histoire du site en gardant les éléments témoins comme la piscine extérieure existante, point de référence d’un travail d’altimétrie pour le développement du programme. On retrouve alors le bassin intérieur comme le court central élargi en décaissé pour ne pas créer de masque et conserver la vue transversale sur l’ensemble du site. Quant aux arbres monuments, ils sont préservés et ponctuent le site de leurs élégantes silhouettes.

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Le premier principe
a été de densifier le projet
pour préserver
le cadre végétal existant,
issu d’un verger
d’agrumes d’antan.
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Du parking
aux espaces de sport,
c’est une « mise en végétation »
perpétuelle.
Les bâtiments privilégient
les transparences.
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Le second principe a été
de s’inscrire dans le respect
d’une hauteur de huit mètres
pour « ne pas faire violence au contexte »
nous explique l’architecte Omar Tijani.
Alors l’architecture
n’apparaît plus que sous la forme
de grandes horizontales
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